Mon téléphone vibre encore dans ma poche alors que je pousse la porte du bar. C’est lui, Jean-Yves, des messages crus : ‘J’ai envie de te plaquer contre le mur direct.’ J’ai swipé droite sur son profil trapu, baraqué, regard de prédateur. ‘Viens ce soir, pas de bla-bla.’ On est d’accord : sexe brut, zéro chichi.

Au bar, il est là, jeune, fort, presque gros. Il se tourne, fourre une moitié d’œuf dur dans sa bouche, mâche bonnassement. ‘Je commençais à penser que tu ne viendrais plus.’ Sa voix rauque, comme dans nos chats. J’explique mes galères de route, creva, boulon serré, cambouis sur la gueule. J’ai soif, humeur de chien. Il avale un œuf entier, cul sec. ‘T’as du noir partout.’ Je file aux chiottes, reviens vaguement propre. Il vide un pastis. ‘Encore du noir.’ Je hausse les épaules : ‘J’en ai rien à foutre.’ Il rit fort, se présente : Jean-Yves, l’Aventurier. L’odeur de son parfum bon marché se mélange à l’anis de l’alcool, à la poussière du bar.

L’Approche : Du virtuel au bar poussiéreux

‘Bon, on y va ?’ J’ai pas patienté pour ça. Dehors, tout est bleu, chaud, poussière d’or roux sur la route poudreuse vers la mer. Il me retient : ‘J’haïs conduire seul.’ Sa vieille Traction Citroën brille sous sa manche qui essuie le capot. On roule dix minutes, mon cœur cogne. Téléphone vibre : un autre message de lui, ‘T’es prête à hurler ?’ Je ris nerveuse, glisse ma main sur sa cuisse épaisse. Arrivée : escalier sableux, maison comme une proue sur la plage. Terrasse qui s’étend vers le jardin, mer en bas.

Il ferme la porte, me plaque contre le mur. ‘T’es encore plus bonne en vrai.’ Ses lèvres sur mon cou, odeur de sueur et roses du jardin. Pas de dîner, pas de vin. Direct l’urgence des jours de chat : ‘Suce-moi comme promis.’ Je m’agenouille, sa queue raide sort, épaisse, veinée. Goût salé, il grogne, main dans mes cheveux roux.

L’Explosion : Baise brute sur la terrasse

On bascule sur la terrasse. Vent salé, sable sous les pieds nus. Il déchire mon short, cuisses nues à l’air. ‘T’es trempée, salope.’ Doigts dedans, brutal, je gicle déjà. Il me retourne, face à la mer, me pénètre d’un coup. Gros, dur, ça étire, douleur-plaisir. ‘Baise-moi fort !’ comme dans nos messages. Hanches claquent, bruit mouillé, ses couilles tapent mon cul. Je griffe le bois, cris dans le vent. Il tire mes cheveux : ‘T’aimes mon gros chibre ?’ ‘Oui, défonce-moi !’ Positions sauvages : je chevauche, ses mains pétrissent mes seins, mamelons durs pincés. Sueur partout, odeur de sexe et mer. Orgasme qui monte, il accélère, ‘Je vais jouir dedans.’ ‘Vas-y, remplis-moi.’ Il explose, chaud, profond. Je jouis en même temps, corps secoué, jambes flageolantes.

Après, haletants sur la terrasse. Son téléphone sonne au loin, jardin bruissant. Il ronfle vite, bière et fatigue. Moi, l’adrénaline redescend. J’attrape mes fringues froissées, sable dans les cheveux. Pas de câlin, pas d’au-revoir. Téléphone en main, je bloque son numéro. Swipe suivant déjà en tête. De retour à la voiture, nuit bleue, je souris : mission accomplie, corps comblé, anonyme encore. La mer clapote, efface tout.

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