Le bar de l’Hôtel Union. Midi pile. Mon téléphone vibre encore du dernier message : ‘J’arrive, impatiente de te voir.’ J’ai swipé à droite sur François hier soir, après des semaines de profils fades. Soixante balais, élégant, l’air cultivé. Son bio : ‘Cherche récréation avec dame souriante.’ Parfait. Pas de blabla, direct au but. On a chainé les messages crus : ‘J’ai envie de tes mains sur moi’, ‘Montre-moi tes seins en photo’. Appel vocal ce matin, voix rauque, on fixe le rdv. Tension max.
Je pousse la porte, blondeur en tresse longue, robe bleu pâle fendue sur la cuisse, imper trench qui cache mes formes. Il est là, au comptoir, gewurz en main. Nos regards se croisent, sourire complice. ‘Bonjour Lucie.’ ‘Bonjour François.’ On commande un verre, on jauge. Ses yeux descendent sur mes jambes. Je sens l’adrénaline. Pas le temps de tourner autour. ‘Midi libre ? Déjeuner au restau d’en face ?’ Acquiesce. On traverse le quai, vent frais sur la peau. Terrasse bondée, on file dedans. Seuls. Charcuterie, fromages, vin frais qui picote la langue.
L’Approche : Du chat brûlant au réel électrisant
La conversation chauffe vite. Il parle carrière ratée, je lâche mon job d’enseignante en médecine, mes recherches, mes utopies sur la guérison. Passionnée, je brille. Mais sous la table, nos pieds se frôlent. Il sait que je suis mariée au connard volage, deux cancers vaincus, seins refaits nickel. ‘T’es belle’, murmure-t-il. Mon parfum vanillé l’enivre enfin, odeur réelle après les écrans. L’urgence monte. ‘Et si on allait au sauna ? J’en ai repéré un.’ Ses yeux s’allument. ‘Préservatifs ?’ ‘Tant pis, j’ai trop envie, raw.’ On paye, on file.
L’Explosion : Baise sauvage au sauna, sans limites
À l’accueil, la nana sourit, sait qu’on va baiser. Lumière tamisée, hammam, jacuzzi. On se déshabille vite, peaux nues. Mon cœur cogne. Après des jours de chat horny, le réel explose. Jacuzzi bouillonnant, bulles sur la peau. Ses mains sur mes seins, cicatrices du crabe à peine visibles. Douces caresses, tétons durs. Je gémis, sensations intactes. ‘Putain, t’es bonne’, grogne-t-il, inspiré de nos textos. Je l’attrape, bite dure, prête. Il m’embrasse, langue vorace. Puis il me pénètre doucement, eau chaude autour. Soupirs rauques, hanches qui claquent sous l’eau. ‘Baise-moi fort’, je halète. Il accélère, sauvage, sans capote, jus qui coule. Mes ongles dans son dos, orgasme qui monte, cri étouffé. Il jouit en moi, chaud, profond. On halète, enlacés.
Retour en ville, promesse de se revoir. SMS fiévreux : ‘Trop bon, recommence quand ?’ Fleurs rouges du fleuriste, je les planque, mari jaloux. Poèmes maladroits qu’il m’envoie, m’attendrissent un soir. Je danse nue pour lui, corps ondulant. Mais mon emploi du temps explose : Afrique, Amérique, divorce en vue. ‘Faut être discrète’, lui dis-je. Messages s’espacent. Son mail trop chaud, avec trace d’une autre ? Bloqué. Retour au calme, app ouverte, prochain swipe prêt. Étrangère numérique, adrénaline recharge. Jolie parenthèse, François. Mais la vie swipe forward.