Mon téléphone vibre encore dans ma poche, ce bruit strident qui me rappelle nos messages échangés hier soir. ‘Viens direct, pas de blabla, j’ai envie de ta queue maintenant.’ J’ai swipe right sur Gérard après avoir chopé Rémi en train de ramoner le cul de Margot. Colère, désir, tout se mélange. 3 février 2030, Saint-Propougnan-sur-Miche, place de l’église. 20h60, froid qui mord les cuisses malgré mon jean skinny moulant mes fesses, bonnet enfoncé sur mes cheveux blonds, écharpe autour du cou, veste fourrée qui cache à peine mes seins lourds.
Je le vois sur le banc, Gérard, ce noceur du village qui glandait là, se faisant chier. Nos chats étaient crus : ‘Je te suce direct si tu bandes dur.’ ‘Montre-moi ta chatte vierge.’ Tension max, mon clito palpite déjà en approchant. Il lève la tête : ‘Oh Mimi, t’es pressée.’ Ronchonne, je renifle, larmes aux yeux de la trahison. Mais c’est pas pour ça que je suis là. Il s’inquiète, tend la main. ‘Laisse-moi te raccompagner.’ Je craque, me rue dans ses bras, pleure contre son blouson. On se réfugie dans l’angle entre église et mairie, abri du vent glacial.
L’approche : du chat brûlant au froid glacial de la place
‘Je veux mourir.’ ‘T’es trop belle pour ça.’ ‘Rémi me trompe avec cette salope.’ Son regard change, féroce. ‘Fais-moi l’amour tout de suite, je veux pas mourir vierge.’ Il bêle : ‘Maaais…’ Trop tard, je déboutonne son pantalon, le baisse sur ses chevilles. Froid sur ses couilles, son calbut suit. Le fauve jaillit, dur, veineux. Je caresse, embouche direct, goût salé de peau chaude, odeur musquée qui m’enivre. Il gémit : ‘Mimi, qu’est-ce que tu fous ?’
Je vire chaussures, pantalon, culotte dentelle choisie pour l’enfoiré de Rémi. Jambes longues autour de sa taille, accroché à ses épaules. Ma rose des vents sur sa flèche. ‘Sois doux, c’est ma première.’ Gloup’s. Tension électrique, mon cœur cogne, son parfum bon marché se mélange à l’air gelé, église silencieuse comme témoin.
L’explosion : baise sauvage contre le mur de l’église
Il me tient les fesses, glisse lentement. Froid intense givre mes poils pubiens, gerce mes lèvres. Sa dague pulse dans mon fourreau serré, vierge et trempé. Sauvage, sans capote, on s’en fout. Il me pilonne contre le mur, coups de reins brutaux, mes seins rebondissent sous la veste ouverte. ‘Putain, t’es étroite, salope.’ ‘Défonce-moi plus fort, fais-moi jouir !’ Dialogues sales des chats : ‘Ta chatte me serre comme un étau.’ Bruits humides, claquements de chair, mon jus coule sur ses burnes gelées. Odeur de sexe cru dans l’air froid, lune pleine éclaire nos corps en sueur.
J’explose la première, hurle à la lune, vois une lueur argentée – orgasme ou miracle ? Il se vide en moi, chaud, abondant, me remplit jusqu’à déborder. Tremblements, souffles haletants, nos haleines blanches se mêlent.
Retour au calme. Je détache mes jambes, pantalon relevé à la va-vite. ‘Si t’as un souci, appelle.’ ‘On rentre chacun chez soi, on en reparle.’ Il veut plus, moi j’assume l’éphémère. Téléphone vibre : nouveau match. Je bloque Gérard, sourire aux lèvres, jambes flageolantes. Redevient Anonyme, prête pour le prochain swipe. Adrénaline retombée, frisson gravé. Demain, nouvelle nuit.