Mon téléphone vibre dans la chambre du château de Miyatokosei. C’est lui, l’homme en noir, fidèle du roi. ‘Viens nue à la salle des supplices. Tout de suite.’ J’ai swipé à droite sur son profil après des jours de chats crus. ‘Je te veux brute, sans chichis.’ Mon cœur cogne. Je lâche la robe. Nue, cheveux noirs cascadant jusqu’aux hanches. Marches grossières, froides sous mes pieds nus. Trois étages descendus en silence. L’odeur de pierre humide et d’herbes brûlées monte déjà.

Porte frappée. Ottokosei, le magicien voûté en velours vert, m’attend. Le roi rond en rouge observe, bijoux tintants. ‘Potion pour consolider le royaume.’ Je bois. Chaud, âcre. Un frisson. Et boom : une réplique de moi sort, parfaite, nue à ma droite. L’homme en noir blêmit, anguleux. Encore une gorgée. Deux, quatre, seize Dilia nues. Cheveux brillants, yeux sombres. Tension électrique. Téléphone vibre encore : notifs de ‘matchs’ imaginaires du royaume. Urgence pure. On passe aux choses sérieuses. Pas de dîner, direct au sexe.

L’Approche : Du Chat Virtuel au Donjon Réel

Cour envahie. Pont-levis tremblant sous nos pas nus. Ruban rose de peaux nues s’allonge autour de la colline verte. Adrénaline max. Après les écrans, le réel frappe fort. Ferme des paysans : ils ouvrent, enfants confinés. Moi – nous – passive, gracieuse. Mains rugueuses sur mes flancs minces, reins courbés. Doigts palpent cuisses, seins fermes. Odeur de sueur et terre. ‘Reine Dilia…’ murmurent-ils. Femmes caressent mon dos, maris lèvent mes bras. Visages stupéfaits. Je les laisse explorer chaque pore.

Villages conquis. Partout pareil. Retournée dix fois par ferme. Chair étirée, pincée. Sensations vives : picotements, chaleur montante. Bruits : souffles rauques, tissus froissés, gémissements étouffés. ‘Comme dans nos messages,’ halète un paysan, reprenant nos mots sales du chat. Chatte humide déjà, malgré l’indifférence feinte. On avance, ruban infini.

L’Explosion : Sexe Sauvage en Armée de Reines

Sokomas en vue. Fermes modernes, usines. Foules curieuses s’attroupent. Touchent moins, regardent plus. Puis zones mortes, rouille, vent. Seules, on grimpe échelles infinies, corps rayé de métal rouge. Graisse noire sous pieds. Cale sèche immense. Mer trouble au loin. Boîtiers sabotés. Mission accomplie : leur empire s’arrête.

Retour sauvage. Fendre foules figées. Répliques fusionnent : seize, huit, quatre, une. Je remonte, essoufflée, traces rouges sur peau. Roi improvise fête. Ils me connaissent ‘sous toutes les coutures’. Téléphone vibre : next swipe prêt.

Calme retombe. Corps fourbu, plaisir diffus. Je bloque l’homme en noir. ‘One-night royal.’ App ouverte déjà. Nouvelle photo, nouveau match. Anonyme redevient étrangère numérique. Colline verte domine à nouveau. Prête pour le frisson suivant.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *