Mon capteur vibre comme un phone en pleine nuit. Balise thermique. Quelqu’un approche dans la brume bleutée de P-321. Je suis planquée dans ce renfoncement de falaise, mousse tiède sous mes fesses, combinaison déchirée qui colle à ma peau moite. La planète pulse déjà en moi, souvenirs sales qui remontent : Adrian Voss, ce mec de Titan, baiser volé, mains qui glissent, sirènes qui coupent tout. Cinq ans sans news, et là, swipe cosmique. Il émerge, combinaison fondue, sang sur la tempe. ‘Erma Klimt ?’ Sa voix rauque me traverse. Yeux intenses, comme nos chats d’avant-guerre. Pas de blabla. Il sait. J’ai senti la même chaleur. La forêt vibre, pollen doré dans l’air, odeur sucrée qui monte à la tête, comme son parfum que j’imaginais sur app. ‘Tu ressens ça ? Les souvenirs qui bandent ?’ Il hoche la tête. ‘Elle m’a montré toi, nue, prête.’ Tension électrique. Mes cuisses serrent. Pas de dîner, pas de verre. Direct au réel. Il s’avance, mains levées, mais son regard baise déjà. Je pose la main sur mon flingue, mais c’est mon clito qui palpite. L’air s’épaissit, feuilles frémissent sans vent. La planète mate, attend. On s’assoit, genoux qui se frôlent. Odeur de sa peau chauffée par le crash, mixée au nectar alien. ‘On n’a pas fini ce qu’on a commencé.’ Sa main effleure mon bras. Décharge. Je ferme les yeux. Souffle court. Urgence pure, comme après des jours de sextos : ‘Viens me prendre direct.’ Plus de screens. Corps contre corps.

Le baiser explose. Bouches affamées, langues qui s’emmêlent, goût de sang et de pollen intime. Il me plaque contre la mousse vivante, qui ondule sous nous comme un lit qui respire. ‘Putain, Erma, t’es trempée déjà.’ Dialogues crades, tirés de nos fantasmes enfouis. ‘Baise-moi comme sur Titan, fort.’ Combinaisons arrachées, peau nue contre peau. Sa bite dure, veinée, pulse contre ma cuisse. Je la saisis, la branle vite, pouce sur le gland humide. Il grogne, mord mon cou. La planète réagit : filaments aériens frôlent nos hanches, caresses invisibles. Sol qui se soulève, épouse ma cambrure. Il me retourne, cul en l’air. ‘T’es à moi ce soir.’ Doigts qui écartent mes lèvres, plongent dans ma chatte inondée. Jouis presque direct, spasme violent. ‘T’es une salope de pilote.’ Il enfonce sa queue d’un coup, rauque, profonde. Coups de reins bestiaux, claquements humides. Odeurs : sueur, mouille, sève dorée qui colle nos peaux. Mamelons durs, frottés par des fibres chaudes. Je crie : ‘Plus fort, Adrian, défonce-moi !’ Il accélère, mains sur mes hanches, bite qui tape le fond. La planète amplifie : ondes de plaisir qui irradient, comme un vibro géant. Souvenirs fusionnent : lui, moi, la jungle qui nous doigte. Orgasme monstre, je gicle sur sa queue, il jouit dedans, chaud, épais. Silence sacré, corps arc-boutés, fusion totale.

L’Approche : Du Signal au Corps-à-Corps dans la Jungle Violette

Calme tombe. Sueur froide, cœurs qui ralentissent. Il caresse mes cheveux, murmure : ‘Incroyable.’ Mais déjà, je sens la distance. Planète repue, nous a bus. Je me rhabille, capteur en main. ‘Faut alerter la flotte.’ Pas de câlin post-coit. Lira bippe : toujours pas de signal. On s’endort, nus dans la mousse. Réveil : lumière cuivrée, corps marqués de traces lumineuses. On parle protocole, quarantaine. Mais en moi, l’envie de swiper next palpite déjà. Cette planète m’a changée, semence en moi. Adrian me fixe, ombre dans les yeux. ‘On porte ça maintenant.’ Je hoche la tête, mais mon esprit swipe : prochain match, prochaine baise brute. Redevenue anonyme, prête à ghoster ce passé ravivé. Signal parti. Etoiles témoins. La jungle respire, attend la suite.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *