Le téléphone vibre dans ma poche. 19h55. ‘J’arrive, porte ouverte ?’ Mon cœur cogne. Trois jours de chats torrides sur Tinder. Photos nues échangées. ‘Viens direct à la planque, pas de blabla.’ J’ai fixé ce vieux studio en centre-ville, lumières basses, bière au frais. Jean serré sur mes cuisses, chemise à carreaux rouges et noirs ouverte sur mes seins. Cheveux en queue haute sur la tête. Odeur de mon parfum boisé qui flotte déjà. L’urgence me mouille. Fini les écrans, place au réel.

La porte grince. Il entre, costard froissé de voyageur. Sourire en coin. ‘Charlène ? Ou Anonyme ?’ Je ricane, ferme derrière lui. Locké. Nos yeux se plantent. Tension électrique. Trois pas, je suis collée. Son parfum musqué m’envahit enfin, mélange sueur et bois. ‘T’as pas perdu de temps à swipe.’ Ma main sur son torse. Il attrape mon poignet. ‘Pareil pour toi.’ Pas de verre, pas de bar. Direct au sofa. Téléphone vibre encore : notifs app ignorées. On s’embrasse ? Non. Mots sales d’abord. ‘Tu veux que je te baise ?’ chuchoté-je, haleine chaude sur son cou. Il secoue la tête. ‘Non. Suce-moi.’ Ordre sec. Mon clito palpite.

L’Approche

Je m’agenouille. Défait son zip. Sa queue jaillit, dure, veineuse. Odeur intime, sel et homme. Bouche ouverte, je l’engloutis. Gorge profonde, bave coule. Il empoigne ma queue de cheval, tire. ‘Plus fort.’ Je pompe, langue tournoie. Bruits humides remplissent la pièce. Slurp, glouglou. Ses grognements graves. ‘T’es une bonne suceuse, Anonyme.’ Inspiré de nos messages : ‘J’veux ta bouche comme ça.’ Trois ans d’attente fantasmée, mais ce soir, premier soir. Il me baise la bouche, bassin claque. Larmes aux yeux, je kiffe. Pauses pour respirer. ‘Trafiques-tu sur une mission ?’ questionne-t-il entre deux coups. Je hoche, muette, queue enfoncée.

L’Explosion

Il me relève. Dos à lui, poignets bloqués. ‘Déshabille-toi.’ Jean descend, slip noir tendu sur mon érection mi-dure. Chemise arrachée, boutons volent. Fesses offertes. Il écarte mon slip. ‘Présente-toi.’ Mains sur fesses, je m’ouvre. Lubrifiant ? Oublié. Salive suffit. Sa queue pousse. Lent d’abord. Brûlure intense. ‘Aah !’ cri rauque. Puis rythme sauvage. Coups de reins violents. Paume claque mes fesses. Odeurs mêlées : sueur, sexe, bière éventée. ‘T’aimes te faire enculer comme une chienne ?’ ‘Oui ! Plus fort !’ Mes râles graves percent l’air. Cheveux tirés en arrière, dos cambré. Son ventre tape mes globes. Sensations folles : plénitude anale, frottements prostate qui me fait bander dur. Il alterne : vite, lent, stop brutal. Je jouis sans mains, sperme gicle dans slip. Il grogne, inonde mon cul. Chaud, épais.

Corps affalés sur sofa. Souffles syncopés. Sueur froide. Il ouvre fenêtre, air frais. Nu tous les deux. Je me colle, ronronne. ‘T’as pas perdu la forme.’ Rigolade complice. ‘Pas gay, hein ? T’as pas touché ma queue.’ Montre mon slip souillé. Bières ouvertes, goulées au goulot. Téléphone vibre : autres matches. ‘Viens bouffer chez moi un jour ?’ Souris, mais dedans, je sais. Éphémère pur. Câlins finis, il s’habille. Baiser volé. Porte claque. App ouverte. Block. Swipe suivant. Anonyme redevient ombre numérique. Frisson post-coït : adrénaline retombée, désir déjà renaît. Prochain clic, nouvelle proie.

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