Paris, 20 heures, décembre. Crachin incessant. Bitume luisant sous les néons. Mon téléphone vibre encore dans ma poche. Son dernier message : ‘Viens direct au sex-shop du coin, cabine 3. J’ai la trique rien qu’à l’idée de ta bouche.’ J’ai swipé à droite sur Tinder il y a trois jours. Chats sales dès le début. Il m’envoie des photos de sa queue épaisse, rasée. Moi, mes seins nus, ma chatte humide en selfie. ‘Anonyme’, c’est moi. Pas de bla-bla. Besoin de chair vraie après les écrans.
Je pousse le rideau noir. Odeur de lubrifiant et de clopes froides. À la caisse, le patron blasé. Rayons pornos, vibros, lingerie. Mon cœur cogne. Il est là, rayon Gay. Grand, 45 ans, tempes grises, yeux bleus rieurs. ‘T’es encore plus bonne en vrai’, murmure-t-il. Son parfum boisé m’envahit enfin, musqué, viril. On chope un DVD hétéro pour la forme. ‘Cabine 3’, crache le taulier.
L’Approche : du chat torride au rendez-vous pluvieux
Banquette étroite, lumière bleutée. Il accroche son manteau. Moi, je garde ma jupe courte, bas résille trempés. Écran allumé : une meuf se fait défoncer. Sa main sur ma cuisse direct. ‘T’as vu comment elle avale ? C’est toi ce soir.’ Tension électrique. Téléphone vibre : notif Tinder, un autre match. J’éteins. Son zip descend. Sa bite jaillit, dure, veinée. ‘Touche.’ Je palpe. Chaude, lourde. Il grogne. ‘Suce-moi, Anonyme. Comme dans nos chats.’ Pas le temps de traîner. Je m’agenouille. Goût salé sur ma langue. Il empoigne mes cheveux mouillés. ‘Putain, t’es une pro.’ Urgence après ces jours de teasing. On sort vite. ‘Chez moi, cinq minutes.’