La Peugeot 402 ronronne au bord de la départementale normande, avril pluvieux, routes désertes comme en 40. J’ai swipé Jules sur Tinder hier soir. Son profil : sourire de charo, ‘Aventurier des temps modernes’. Trois jours de chats brûlants. ‘J’ai envie de te plaquer contre le capot et te prendre direct.’ Mon téléphone vibre encore dans ma poche, notif d’un autre match. J’ignore. Il est là, chapeau mou sur la tête, veste cintrée, air de mec qui sait y faire. ‘Monte, Madeleine.’ Voix grave, regard qui scanne mes seins sous le chemisier. Je grimpe côté passager, jupe qui remonte sur les cuisses. Odeur de son parfum boisé envahit l’habitacle, mélange tabac froid et musc. Il démarre, main droite qui effleure mon genou. Tension électrique. ‘T’es encore plus bandante en vrai.’ Je ris nerveux, cœur qui cogne. Pas de blabla. Après l’accident qu’il a géré comme un boss – faux toubib ou pas, il m’a impressionnée –, on sait pourquoi on est là. Urgence pure. ‘Arrête-toi là, sur ce chemin forestier.’ Il obéit, freine sec. Moteur cale. Silence. Sa main glisse plus haut, doigts qui pincent l’intérieur de ma cuisse. Je mouille déjà, comme promis dans nos msgs. ‘T’attendais ça depuis le premier swipe ?’ Ouais. On s’embrasse vorace, langues qui s’emmêlent, salive chaude. Goût de bière sur ses lèvres.

Il rabat le siège, me plaque dos contre la portière. Chemisier arraché, soutif qui saute. Ses mains malaxent mes nichons, pouces sur les tétons durs. ‘Putain, t’es parfaite.’ Je gémis, attrape sa braguette. Bite raide qui jaillit, épaisse, veineuse. Comme sur la photo qu’il m’a envoyée. ‘Suce-moi, comme t’as dit.’ Je plonge, bouche pleine, langue qui tournoie. Il grogne, poigne dans mes cheveux. ‘Salope, t’aimes ça.’ Oui. Il me relève, jupe relevée, cul en l’air sur le siège arrière. String arraché. Doigts qui écartent ma chatte trempée. ‘T’es prête pour ma queue.’ Il enfonce d’un coup, brutal. Je crie, plaisir qui déchire. Peugeot qui tangue sur ses suspensions vintage. Hanches qui claquent, sueur qui coule. ‘Baise-moi fort, Jules !’ Il accélère, une main sur ma gorge, l’autre qui claque mon cul. Odeurs de sexe, de cuir usé, de terre humide dehors. Gémissements rauques, bruits de succion mouillée. ‘T’es ma pute ce soir.’ Je jouis la première, spasmes violents, ongles dans son dos. Il suit, grogne comme un animal, sperme chaud qui gicle profond. On halète, corps collés, cœur en furie.

L’Approche

Calme revient vite. Moteur redémarre. Il me dépose au village, sourire satisfait. ‘C’était ouf.’ Je descends, jupe froissée, jambes tremblantes. Téléphone vibre : son msg, ‘Reviens quand tu veux.’ Bloqué direct. Swipe next. Anonyme again. Adrénaline retombée, je rentre, douche brûlante pour effacer l’odeur. Demain, nouveau match. La vie, c’est ça : frisson éphémère, puis reset.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *