Mon téléphone vibre encore dans ma pochette verte, ce Charleston qui tinte comme un appel au cul. Saint-Nazaire, automne frisquet, je descends du taxi devant le petit bar près de l’arrêt de bus. C’est là qu’on s’est croisés la première fois, lui et sa chemise ratée. Ludovic. Swipe droit sur Tinder après le mariage de ma sœur. Son profil : ‘Peintre en manque de papillon’. J’ai reconnu ses yeux gourmands. Messages crus : ‘Louise, montre-moi tes seins libérés’. J’ai envoyé nude, tétons durs sous la soie noire d’Élodie. ‘Viens ce soir, pas de blabla’.

J’entre, robe émeraude frangée raccourcie, jambes gainées de bas résille, chapeau cloche voilé. Parfum Flower d’orange explose, comme au bus bondé. Il est là, au fond, bière à la main, regard qui bande déjà. Je m’assois pas, je chevauche direct sa cuisse. ‘T’as tenu, salaud ? Sans soutif au mariage ?’ Il grogne : ‘Ton mari a vu tes nichons pointer ?’ Ma main glisse sur sa braguette, zip qui craque. ‘Il m’a pas touchée depuis des lustres. Toi, baise-moi maintenant.’ Tension électrique, bus qui passe dehors, klaxons. On sort, urgence au ventre. Sa voiture, parking désert. Porte claque, j’attrape son col. ‘Pas d’amour, que du brut.’

L’Approche : Du Chat Torride au RDV Explosif

Il me plaque contre la bagnole, froid du métal sur mes fesses nues – pas de culotte, juste porte-jarretelles. Bouche sur mon cou, dentelle qui craque. ‘T’es ma chrysalide explosée, Louise.’ Je gifle sa joue : ‘Anonyme ce soir. Bouffe-moi.’ Sa langue fouille, tétons pincés comme au tel. ‘Durcis, salope.’ Je jouis déjà, jus sur ses doigts. Il me retourne, robe relevée, bite raide qui claque ma chatte trempée. ‘T’es serrée pour 50 balais.’ Va-et-vient sauvage, capot qui grince, phares qui balaient. ‘Plus fort, fous-moi en l’air !’ Il empoigne mes hanches, poire de seins qui ballotent, cloche qui glisse. Odeurs : sueur, orange, bite. Cris : ‘Baise ta paysanne charleston !’ Orgasme qui déchire, jambes qui tremblent, il gicle dedans, chaud, poisseux. On halète, corps collés, bus lointain.

Calme tombe, comme feuilles d’automne. Je me rhabille, miroir de courtoisie : rouge à lèvres carmin étalé, yeux charleston flous. ‘C’était bon, Ludovic. Bloque pas mon num.’ Il tend la main, je ris : ‘Swipe suivant.’ Téléphone vibre – déjà un nouveau match. Je claque la porte, talons claquent sur bitume. Disparue, anonyme digitale. Demain, nouveau clic, nouvelle baise. Adrénaline pure, vie pimentée.

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