Mon téléphone vibre encore dans ma poche alors que je gare ma Clio près de l’escalier F. C’est lui, Lacrampe, le gardien qu’on s’est maté sur Tinder. ‘Viens direct au parking, bébé, j’te bloque les portes pour qu’on baise tranquille.’ Des jours de messages crus : ‘J’ai une queue qui bande H24, prête à te noyer ?’ J’hésite pas. Cheveux noirs lâchés, gabardine serrée sur mes nichons XXL, je fonce. Onze heures du soir, banlieue parisienne, près du RER et des HLM. L’adrénaline monte. Son parfum musqué dans mes narines imaginaires, son ‘montre-moi tes seins’ qui tourne en boucle.

J’appuie sur la barre. Blackout total. Néon éteints, porte bloquée. Cœur qui cogne. ‘Putain, c’est lui ?’ Lampe torche qui approche. ‘Bonsoir m’dame, le veilleur.’ Accent prolo, yeux qui louchent sur ma poitrine. Tension électrique. ‘T’es coincée, faut attendre.’ Sa bosse tend l’uniforme comme un chapiteau. Je sens l’urgence. Pas de blabla. ‘Emmène-moi dans ta cabine.’ Il hésite, joue les durs. ‘Pas l’droit.’ Mais je le fixe, bombe le torse. ‘J’dirai rien.’ Son bras autour de moi, on avance dans le noir. Odeur de café froid, de sueur. Téléphone vibre : son message, ‘J’suis dur pour toi.’ On y est.

L’Approche

Dans la cabine, lumière crue du générateur. J’ôte ma gabardine. Mes seins explosent le pull. Il mate, bafouille. Café rapide, puis je rince les gobelets. Robinet coincé. Il se colle derrière. ‘J’vais t’aider.’ Sa queue contre mes fesses, énorme, raide comme fer. Main sur mon bras, puis sein. ‘T’aimes ?’ Je gémis. Langue dans le cou, parfum bon marché mêlé à sa testostérone. Culotte à terre, jupe relevée. Doigts dans ma chatte trempée. ‘T’es prête, salope.’ Je cambre. Gland contre mes lèvres, il tourne, tease. Puis bam, enfourné jusqu’aux couilles. ‘Putain, c’est quoi ce monstre ?’ Va-et-vient sauvage, pilonnage. Mes nichons claquent, ses couilles tapent mon cul. ‘Plus fort !’ Je hurle. Odeur de cyprine, de sueur. Orgasme qui me secoue, jambes qui flageolent.

Il se retire, éjacule. Déluge. Foutre chaud sur mon dos, qui traverse le pull, ruisselle sur mes seins. Un demi-litre, jets puissants. Je ris, hystérique. ‘T’as un tuyau ?’ Il bande encore, droit comme i. On nettoie, torchons, rires. Extase pure. Téléphone vibre : notifs d’autres matchs. Calme revient. Je remets ma gabardine, porte débloquée. ‘C’était ouf, mais c’est one-night.’ Bisou rapide, je file. En voiture, je bloque son numéro. Swipe suivant déjà en tête. Anonyme again, prête pour la prochaine bosse.

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