Le froid sibérien me gifle au terminus d’autobus de Montréal, 16 janvier 2004. Deux heures de voyage pour lui, Alain, ce mec de 54 ans que j’ai dragué en chat. J’ai 18 ans, vierge, pétillante, accro au sexe virtuel. Mon téléphone vibre encore de ses derniers messages : ‘Viens, princesse, papa t’attend.’ Je le repère, sourire timide. Pas de bise, direction sa voiture. Sac à dos jeté derrière, je monte. Silence pesant. Il parle pour combler, main sur le levier. J’attrape sa droite, la pose sur ma cuisse. Chaud. Ferme. Je caresse son bras, yeux dans les siens. Il conduit d’une main, raide comme un piquet.
Chez lui, porte claqué, elle se jette sur moi. Manteaux encore sur le dos, ses bras autour de mon cou, tête sur son épaule. Je le serre, odeur de son parfum bon marché qui explose enfin après des semaines de fantasmes. ‘Vérifie mes fesses, comme promis’, je murmure. Il palpe : rondes, fermes. Sa bite durcit contre ma cuisse. Nos bouches se trouvent. Langues voraces, salive qui coule. Baisers foudroyants, mains qui pétrissent.
L’Approche : Tension électrique du virtuel au réel
Salon. Je vire le manteau, montre mes dessins, photos famille. Pour détendre. Puis : ‘Caresse mes cuisses.’ Large sourire. Jupe longue au sol, collant bleu foncé. Ses mains remontent, lentes. Je soulève le bassin, collant arraché. Culotte blanche motif bleu, bosse en forme de banane. Je vire le haut, soutif only. Il caresse par-dessus, j’écarte les cuisses. Souffle court, sa bouche sèche. Culotte off. Mont de Vénus poilu, lèvres gonflées. Il devient fou. Bisous cuisses, langue sur lèvres. Je soupire fort, pousse son visage. Vulve luisante, je coule abondamment sur le sofa. ‘Lèche plus profond, papa’, je gémis, inspirée de nos chats.
Je le fais bander dur. Pantalon baissé, bite raide. Yeux écarquillés, je la saisis. Chaude, veinée. Langue sur gland, suce lente. Comme une pro, gorge profonde. Il gémit, couilles lourdes. ‘Pas jouir encore.’ Lit. Jambes écartées max, ‘Lèche-moi encore.’ Bouche sur clito, je fonds. Mouille fontaine, matelas trempé. Baisers, caresses toute la journée. Pause bouffe rapide, on reprend. Promis : pas de pénétration sans mon OK.
L’Explosion : Caresses sauvages et bouches affamées
17h, rhabillage. Trajet retour : jupe relevée, culotte tirée, sa main sur mon clito. Orgasme discret.
Mai, round 2. Même scénario voiture : main cuisses. Chambre, nus rapides. Baisers fous. Jambes repliées, bite à l’entrée. Il pousse lent. Yeux grands ouverts, bouche béante. ‘Ça fait mal un peu.’ Va-et-vient doux, stop. Contrariée, mais on continue caresses, langues.
Retour bus, au revoir. Été : camp, nouveau gars mon âge. Je lui raconte nos nuits, ses manques d’expérience. Conseils d’Alain par mail. Sentiments fanent. Un mail en 4 mois. Bloqué mentalement. Prête pour next swipe, anonyme again. Chair fraîche oubliée, adrénaline ailleurs. Internet : bonbons jetables.