J’arrive devant le pavillon banal du 14 rue Anatole France, Sucy-en-Brie. GPS impeccable. Cœur qui cogne fort. Trois jours de messages crus sur Tinder avec Alain. ‘Viens tester mon vélo, tu vas transpirer’, qu’il m’écrivait. Photos de lui torse nu, rouge, en pleine session gym. Mon téléphone vibre encore : ‘Porte ouverte. Descends direct dans l’abri. Pas de blabla.’ Je pousse la grille. Odeur de jardin humide, haie de cyprès. Trappe métallique près de la terrasse, comme il a décrit. Main tremblante sur la vanne. Chuintement hydraulique. Escalier colimaçon qui plonge. Talons claquent sur métal froid. Sas décontamination : douches rouillées, casiers vides. Frisson d’adrénaline pure. Code tapé : porte blindée s’ouvre. Air recyclé, frais comme cave. Alain là, en bas. Torse écarlate, sueur ruisselant sur pecs saillants. Pédale sur sa bicyclette stationnaire high-tech. Écran plasma géant devant : route de montagne, ouate grise. ‘Anonyme, enfin toi’, halète-t-il, yeux fous. Il arrête pas de pédaler direct. Je m’approche, jean moulant, top cropped. Son parfum ? Non, son odeur : sueur masculine, testostérone brute. ‘T’es plus bonne qu’en photo’, grogne-t-il. Mains sur mes hanches. Baiser vorace, langues qui s’emmêlent, sel sur ses lèvres. ‘Direct aux choses sérieuses ?’ je murmure, main sur sa bosse dure. ‘Comme nos chats. Baise-moi comme promis.’ Pas de temps à perdre. On sait pourquoi on est là.

Il coupe le simu d’un clic. Vélo qui ralentit, chaîne cliquette encore. Me plaque contre le guidon. M’arrache le top. Seins libres, tétons durs sous ses paumes rugueuses. ‘T’aimes quand c’est violent, salope ?’ cite-t-il mot pour mot nos DM. ‘Ouais, défonce-moi Alain.’ Short qui vole. Cul nu sur selle cuirée. Il descend son cuissard : queue raide, veineuse, 20 cm prêts à l’assaut. Doigts en moi déjà, trempée. ‘T’es une fontaine.’ Je gémis, ongles dans son dos. Il me soulève, jambes autour de sa taille. Pénètre d’un coup sec. ‘Putain, serrée !’ Grognements animaux. Coups de reins puissants, vélo qui tangue. Sueur goutte sur ma peau. Odeur de sexe monte, mélange sueur et mouille. Je cambre, clito contre son pubis rasé. ‘Plus fort, comme si c’était la fin du monde !’ il hurle. Orgasme monte, vague nucléaire. Il me retourne, à quatre pattes sur tapis gym. Miroirs partout : on se mate, bêtes en rut. Fessée claques, rougeur immédiate. ‘T’es ma pute du bunker.’ Queue qui tape fond, couilles claquent contre moi. Je crie : ‘Remplis-moi !’ Il jouit en rugissant, chaud dedans. Moi direct après, spasmes violents, jambes qui lâchent. On s’effondre, essoufflés, cœurs tonnant comme alarme.

L’Approche : Du chat brûlant au seuil de l’abri

Calme revient vite. Groupe électrogène bourdonne sourd. Il tend bras, veut câlin. ‘Reste, on recommence.’ Moi ? Rhabille en silence. ‘C’était ouf, Alain.’ Téléphone vibre : notif Tinder, next match. Je ghoste déjà son profil. Remonte escalier, trappe se referme derrière. Air libre, nuit tombe sur Sucy. Odeur normale de banlieue. Plus d’Alain. Juste un swipe de plus. Prête pour le suivant.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *