La sonnette retentit dans l’appartement silencieux. Mon cœur s’emballe aussitôt. J’essuie mes mains moites sur mon short en jean et vais ouvrir. Lucas se tient sur le seuil, un sac de courses à la main, son sourire en coin déjà chargé de sous-entendus.
— Salut, murmure-t-il en entrant. J’ai pris ce qu’il faut pour le déjeuner.
Je referme la porte derrière lui. À vingt-trois ans, je me sens soudain nerveuse comme une adolescente, pourtant je sais exactement pourquoi je l’ai invité cet après-midi. Nous travaillons ensemble depuis six mois sur le même projet chez l’éditeur. Nos discussions au bureau ont dérivé petit à petit vers des confidences plus intimes. Aujourd’hui, nous sommes seuls, sans collègues, sans deadline.
Il pose le sac sur la table basse du salon. Le soleil de quatorze heures filtre à travers les voilages, baignant la pièce d’une lumière chaude. Je m’assois sur le canapé, les jambes repliées sous moi. Lucas, vingt-huit ans, reste debout un instant, comme s’il attendait mon signal.
— Tu veux boire quelque chose ? je demande, la voix un peu rauque.
— Un verre d’eau suffira. Je n’ai pas très faim… de nourriture.
Ses yeux descendent lentement sur mes cuisses nues. Je sens la chaleur monter dans mon ventre. Il s’installe à côté de moi, assez près pour que nos genoux se frôlent. Le silence s’étire, lourd de tout ce que nous n’avons pas encore osé dire au bureau.
— Tu sais pourquoi je suis venu, n’est-ce pas ? souffle-t-il en posant sa main sur mon genou.
Je hoche la tête, incapable de détacher mon regard de ses lèvres.
— Dis-le, j’insiste doucement. J’ai besoin de t’entendre.
Il sourit, ses doigts remontent imperceptiblement sur ma cuisse.
— J’ai passé la nuit à imaginer tes mains sur moi. À me demander jusqu’où tu serais prête à aller cet après-midi.
Sa franchise me coupe le souffle. Je pose ma paume sur son torse, sentant les battements rapides sous sa chemise.
— Et toi ? je réplique. Jusqu’où veux-tu que j’aille ?
Il inspire profondément quand mes doigts descendent vers sa ceinture. Je défais le premier bouton de son jean sans le quitter des yeux. Lucas se mord la lèvre inférieure.
— Ne t’arrête pas, murmure-t-il. Sauf si tu changes d’avis.
Je glisse ma main sous le tissu, effleurant son boxer déjà tendu. Un grognement sourd lui échappe. Je presse doucement, savourant la façon dont son corps réagit instantanément.
— Tu es déjà dur, je constate avec un sourire provocant. Ça te plaît tant que ça d’être ici avec moi ?
— Tu n’as pas idée. Depuis des semaines je te regarde pendant les réunions en me demandant quel goût aurait ta peau.
Ses paroles attisent le feu entre mes jambes. Je me penche vers lui, approchant ma bouche de son cou sans le toucher encore. Son odeur, mélange de bois et de musc, m’enivre.
— Et si je te disais que je veux te goûter maintenant ? je chuchote contre son oreille.
Ses hanches se soulèvent légèrement contre ma paume. J’accentue la pression, allant et venant lentement par-dessus le tissu.
— Fais-le, répond-il d’une voix rauque. Montre-moi.
Je retire ma main pour faire glisser son jean et son boxer jusqu’à mi-cuisses. Son sexe apparaît, épais et dressé. À vingt-trois ans, je n’ai jamais ressenti une telle urgence. Je m’agenouille entre ses jambes, posant les mains sur ses cuisses musclées.
— Regarde-moi, j’ordonne.
Ses yeux sombres plongent dans les miens. Je passe lentement ma langue sur mes lèvres avant de lécher la base de son membre d’un mouvement long et humide. Il jure entre ses dents.
— Putain, c’est encore meilleur que dans mes rêves.
J’enroule mes doigts autour de lui, serrant juste assez pour le faire haleter. Ma langue tournoie autour du gland, recueillant la première perle salée qui s’y forme. Lucas glisse une main dans mes cheveux, sans forcer, juste pour sentir le mouvement de ma tête.
— Plus profond, supplie-t-il. Je veux sentir ta gorge.
J’obéis, l’engloutissant progressivement jusqu’à ce que mes lèvres touchent sa peau. Ses cuisses tremblent. Je remonte lentement, aspirant avec force, puis recommence plus vite. Ses gémissements remplissent le salon.
— Attends… ralentis, grogne-t-il soudain en me retenant par les cheveux.
Je m’écarte, un filet de salive reliant encore ma bouche à son sexe. Je le regarde avec défi.
— Tu ne veux pas jouir tout de suite ?
— Pas comme ça. Pas avant de t’avoir touchée aussi.
Il me relève et m’attire sur ses genoux. Ses mains glissent sous mon débardeur, caressant mes seins nus. Mes tétons durcissent instantanément sous ses pouces.
— Enlève ça, ordonne-t-il.
J’ôte mon haut d’un geste fluide. Il se penche aussitôt pour prendre un sein dans sa bouche, suçant et mordillant. Un gémissement m’échappe. Je me frotte contre son sexe dressé, séparés seulement par mon short fin.
— Tu mouilles déjà, constate-t-il en glissant une main entre nous. Je sens la chaleur à travers le tissu.
— Touche-moi vraiment, je souffle en ondulant des hanches.
Il fait glisser mon short et ma culotte le long de mes jambes. Ses doigts trouvent immédiatement mon clitoris, traçant des cercles précis qui me font cambrer le dos. Je m’accroche à ses épaules, haletante.
— Comme ça ? demande-t-il en accélérant.
— Oui… exactement comme ça. Ne t’arrête pas.
Ses doigts descendent plus bas, plongeant en moi avec une facilité déconcertante. Je suis trempée. Il va et vient lentement, son pouce continuant à caresser mon point sensible. La tension monte rapidement dans mon ventre.
— Lucas, je vais…
— Pas encore, murmure-t-il en retirant ses doigts.
Je proteste d’un gémissement frustré. Il sourit, sadique, et me soulève pour me placer à califourchon sur lui. Son sexe frotte contre ma fente humide sans entrer.
— Dis-moi ce que tu veux vraiment, exige-t-il en me regardant droit dans les yeux.
Je me penche, mordillant sa lèvre inférieure avant de répondre.
— Je veux que tu me remplisses. Maintenant.
Sans attendre, il attrape ses hanches et me pénètre d’un coup de reins profond. Nous gémissons ensemble. Je commence à bouger, montant et descendant sur lui, sentant chaque centimètre me remplir parfaitement.
— Tu es tellement serrée, grogne-t-il en agrippant mes fesses. C’est incroyable.
J’accélère le rythme, mes seins rebondissant contre son torse. Il prend l’un de mes tétons entre ses dents, tirant doucement. La douleur mêlée au plaisir me fait crier.
— Plus fort, je supplie. Baise-moi plus fort.
Il bascule soudain, me plaquant sur le dos sur le canapé sans sortir de moi. Ses coups de reins deviennent puissants, profonds, faisant claquer nos peaux. Je m’accroche à son dos, plantant mes ongles dans sa chair.
— Oui, comme ça ! je crie entre deux halètements.
Sa main glisse entre nous pour caresser mon clitoris pendant qu’il me pilonne. La double stimulation me fait basculer en quelques secondes. L’orgasme me traverse comme une vague brûlante, me faisant trembler violemment autour de lui.
— Je sens que tu jouis, souffle-t-il sans ralentir. C’est tellement bon.
Je n’arrive plus à former des mots. Seuls des gémissements incohérents sortent de ma bouche. Il continue encore quelques coups puissants avant de se retirer brusquement.
— À genoux, ordonne-t-il d’une voix rauque.
J’obéis immédiatement, ouvrant la bouche. Il se masturbe frénétiquement au-dessus de moi. Son premier jet chaud atterrit sur ma langue, puis un deuxième sur mes lèvres. Je le recueille avidement, le regardant jouir avec intensité.
Il s’effondre à côté de moi sur le canapé, le souffle court. Je passe un doigt sur ma lèvre et le porte à ma bouche, le goûtant une dernière fois. Nos regards se croisent. Un sourire complice naît sur nos visages.
— On recommence quand tu veux, murmure-t-il en m’attirant contre lui.
Je ne réponds pas. Je sais déjà que cet après-midi ne sera que le début.