La chambre du château de Farges. Photophores tremblants. Odeur de cire et de vinasse suave. Mon cœur cogne comme un tambour. Lui, Hugon, le voyageur du temps, me fixe. Ses yeux sombres. Après le vol spatial, la Terre ronde vue d’en haut, je suis perdue. Plus de couvent, plus de vœux. Juste ce désir primal qui monte. ‘Vous êtes diabolique’, je murmure après sa langue dans ma chatte. Il sourit, sale. ‘Pas encore, Blanche.’ Sa main glisse sur ma cuisse. Peau qui frémit. Téléphone qui vibre dans ma tête – nos messages imaginaires, ces regards échangés comme des swipes. Pas de temps à perdre. Je suis Anonyme, celle qui assume le sexe brut dès le premier soir. Il m’attire contre lui. Son sexe dur contre mon ventre. Chaud, épais. ‘Ouvre-toi’, grogne-t-il. Jambes écartées sur la paillasse. Urgence après des jours de tension. Il pue l’homme, sueur et pouvoir. Pas de préliminaires chiants. Direct à l’essentiel.
Sa bite contre mes lèvres humides. Frottements lents d’abord. Puis coup de reins violent. Je crie. Pleine en une seconde. ‘Putain, t’es serrée’, halète-t-il, reprenant nos mots crus des fantasmes partagés. Coups de boutoir sauvages. Le lit grince, craque. Mes seins ballottent, tétons durs piqués par l’air frais. Ses mains malaxent mes fesses, claquent. Bruit sec, feu sur la peau. Je griffe son dos. ‘Baise-moi plus fort, Comte !’ Il obéit, piston implacable. Odeur de nos jus mêlés monte, musquée, animale. Sa queue gonfle en moi, heurte le fond. Vagues de plaisir. Je jouis la première, spasmes violents, chatte qui convulse autour de lui. ‘Oui, comme ça, salope du couvent !’ Ses paroles sales me rendent folle. Il accélère, sue, grogne. Explosion. Il gicle au fond, chaud, abondant. Tremblements partagés. Corps collés, moites. Souffles courts. Sensations intenses : son sperme qui coule, mes cuisses tremblantes, ce vide après le match parfait.
L’Approche
Retour au calme. Il s’effondre à côté. Je reprends mon souffle, caresse son torse. Mais déjà, l’adrénaline retombe. Téléphone imaginaire qui sonne : prochains swipes. Je suis Anonyme, pas de chaînes. ‘C’était dingue’, murmure-t-il. Je souris, me lève nue. Lumière des photophores sur ma peau luisante. Odeur persistante de sexe. Je ramasse ma robe. ‘Ne dis rien. C’était le frisson du premier soir.’ Il tend la main. Je bloque. Pas de contact prolongé. Je file vers la chapelle, redevenue l’étrangère. Demain, nouveau match, nouvelle baise. Le château s’efface derrière moi. Prête pour le prochain clic.