Le café en face du cercle de danse sud-américaine. Petit troquet anonyme, néons clignotants, odeur de café brûlé et de bière tiède. J’arrive à pied, cœur qui cogne comme un marteau-piqueur. Short moulant sur mes fesses rebondies, top décolleté qui laisse deviner mes tétons durs. Téléphone vibre dans ma poche. Son message : ‘Porte le string rouge, salope. Ta chatte mouille déjà ?’ Je souris, mordille ma lèvre. C’est lui, matché sur l’app il y a trois semaines. On se connaissait vaguement du cercle, mais les chats ont tout enflammé. ‘Viens danser contre ma bite’, qu’il m’écrivait. Moi, Gisèle – ou Anonyme sur le profil –, mariée à Louis le cheminot obsédé par son concours. Des mois sans sexe, lit froid, solitude qui ronge. Ce soir, fini les écrans. Urgence pure.
Il est là, attablé au fond. Chemise ouverte sur pecs saillants, jean tendu à l’entrejambe. Sourire de prédateur. Je m’assois en face, cuisses qui se touchent sous la table. ‘T’es encore plus bonne en vrai’, murmure-t-il, voix rauque. Son parfum musqué m’envahit enfin, après des selfies olfactifs imaginés. On commande un jus de fruit vite fait. Ses yeux déshabillent mes seins. Téléphone vibre encore : mon ‘mec’ envoie un emoji feu. ‘On traîne pas. Chez moi, maintenant.’ Je hoche la tête, chatte qui palpite. Addition réglée en 5 minutes. Dehors, sa main sur ma taille, puis qui glisse sur ma fesse. ‘T’es prête pour ma queue ? Comme dans nos messages.’ ‘Baise-moi fort, j’en peux plus d’attendre.’ Voiture garée à deux pas. À peine assise, sa main remonte ma cuisse, doigts sur le string trempé. Je gémis, écarte les jambes. Klaxon lointain, phares qui balaient. Tension à couper au couteau.
L’Approche : Du Virtuel au Réel Explosif
Porte de son appart claque derrière nous. Pas de mots doux. Il me plaque contre le mur du couloir, bouche vorace sur la mienne. Langue qui fouille, goût de menthe et désir. Ses mains déchirent presque mon top, tétons pincés, mordillés. ‘Putain, t’es une vraie chienne des apps.’ Je ricane, griffe son dos. ‘Montre-moi ta bite, danseur.’ Il baisse son jean d’un coup. Queue raide, veineuse, 20 cm de promesse. Je m’agenouille, avale goulûment. Glouglous obscènes, salive qui coule. Il grogne, empoigne mes cheveux. ‘Suce comme une pro.’ Debout, il me soulève, jambes autour de sa taille. String arraché, il me pénètre d’un thrust brutal. ‘Aaaah ! Oui, déchire-moi !’ Mur qui tremble, tableaux qui claquent. Odeur de sueur, de mouille, de sexe primal. On tombe sur le lit, matelas qui grince. Je chevauche, seins qui ballotent, claquements de peau. ‘Plus fort, baise ta salope mariée !’ Il retourne, cul en l’air, fessée qui pique. Doigts dans le cul pendant qu’il pilonne. Orgasme qui monte, vague tsunami. Je hurle, tremble, gicle sur ses cuisses. Il jouit en grognant, sperme chaud qui gicle dedans. Corps en feu, halètements syncopés. Téléphone vibre : message de Louis, ignoré.
Calme retombe. Sueur froide sur la peau, draps froissés. Il allume une clope, me tend. ‘C’était ouf.’ Je souris, me rhabille vite. String déchiré en poche, jus qui coule encore entre les cuisses. ‘À bientôt sur l’app ?’ ‘Peut-être.’ Porte refermée, je marche dans la nuit, adrénaline retombant. Chez moi, douche brûlante pour effacer les traces. Téléphone : je bloque son numéro. Pas de regrets, juste le frisson gravé. Demain, nouveau swipe. Louis rentre du boulot, oblivious. Moi, redevenue Anonyme, prête pour le prochain match. Vie normale en surface, brasier dessous.