Mon téléphone vibre sur la table basse. C’est lui. Le profil Tinder : ‘Sorti de taule, cherche adrénaline pure’. Swipe right il y a deux jours. Chats brûlants. ‘Viens direct chez moi, quartier de l’Espoir, ex-appart de Salma.’ Je sais qui il est. L’ex qui a planté Mokhtar pour elle. L’urgence pulse entre mes cuisses. Pas de dîner, pas de blabla. Il frappe à la porte à midi pile. Je suis en drap, cheveux en bataille, odeur de sommeil chaud. J’ouvre. Ses yeux affamés balaient mon corps. ‘Fatma ?’ Voix rauque, trois ans de prison dans le timbre. Je le fais entrer. L’appart sent le frais, pas comme avec Salma et ses cendriers pleins. Il s’assoit sur le canapé, avale mon eau, ma pomme, comme un loup. Je file me changer. Robe fleurie qui moule mes seins. Parfum subtil, vanille et musc, qui monte quand je passe près de lui. ‘Reste un peu’, je dis. Il fume ma clope, yeux rivés sur mes cuisses croisées. Culotte blanche qui dépasse. Tension électrique. Trois jours de chats sales : ‘Je te boufferai la chatte dès l’entrée.’ Mon cœur cogne. Il part pas. Moi non plus. Le soir, sacs de courses en main, je rentre à minuit. Télé allumée, prêcheur barbant. Il me soulage des sacs. Escalopes grillées, salade. Silence lourd. Feuilleton turc. Mon regard croise le sien. Son jean tendu. Érection flagrante. Je ris. ‘C’est moi qui te fais bander ?’ Il rougit. ‘Oui.’ Je ferme les yeux. ‘Dis-le. Embrasse-moi.’ Nos lèvres claquent. Langues voraces. Odeur de sa peau salée, sueur de rue poussiéreuse.

Sa braguette s’ouvre d’un zip. Ma bouche l’engloutit. Bite dure, veines gonflées, goût de sel et de manque. Il pousse, gémissant. Je pompe fort, gorge profonde. Il explose vite. Sperme chaud, épais, j’avale tout. ‘Trois ans sans’, halète-t-il. Je le tire dans la chambre. Nu, mes seins fermes dansent. Touffe noire entre les jambes, mouillée déjà. Il me porte, jambes autour de sa taille. ‘Baise-moi fort.’ Sa queue glisse en moi, frotte les parois. Chocs violents. ‘Salope, t’es trempée.’ ‘Plus fort, remplis-moi !’ Mur qui vibre sous nos assauts. Seins qui claquent, sueur qui perle. Odeur de sexe cru, jus qui coule sur ses couilles. Il me plaque au mur, mains sur mes fesses. Pilonnage sauvage. ‘Je jouis !’ Mon corps convulse, chatte qui serre sa bite. Il gicle dedans, spasmes brûlants. On s’effondre. Sa queue encore raide, je la lèche propre. Goût de nous deux. Cœur battant sous mon oreille.

L’Approche

Matin. Il dort encore. Je file au boulot, caissière jusqu’à 22h. Tel bloqué. Pas de messages. Prochain swipe déjà en tête. Adrénaline retombée, appart rangé. Odeur de sexe fanée. Mohamed, le vendeur de fruits secs, m’a vue avec Salma avant. Lui ? Un one-shot parfait. Quartier de l’Espoir reprend son train-train : poussière, klaxons, vieux au café. Je suis Anonyme. Prête pour le prochain match. Frisson des écrans, puis corps qui claquent. Sans regrets, sans numéros.

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