Le téléphone vibre encore dans mon sac. Dernier message de Cooper : ‘Parc près de l’école de Tom. Banc sous l’arbre. Viens sans culotte si t’assumes.’ J’hésite deux secondes, swipe à droite validé hier soir sur l’app. Photos volées de lui en costard, barbe naissante, regard qui promet du sale. Chat brûlant toute la nuit : ‘J’veux bouffer ton minou lisse comme avant.’ ‘Viens goûter, Cooper.’ Cœur qui cogne. J’arrive au parc, robe noire courte, string noir minuscule déjà trempé. Enfants crient au toboggan au loin. Je le vois, allongé sur l’herbe, veste ôtée, yeux au ciel. Il sursaute quand je m’assois, genoux contre poitrine, pieds nus dans l’herbe. ‘Bordel, K, qu’est-ce tu fous là ?’ Sa voix rauque, mélange de surprise et de faim. Souvenirs qui fusent : nos nuits folles, son visage entre mes cuisses. Mais ce soir, c’est anonyme, pur désir. ‘Tu manques à ma chatte,’ je lâche, sourire en coin. Il se redresse, yeux sur mes jambes. Tension électrique. Air sent l’herbe chaude, son parfum musqué me revient en pleine face après des mois. Pas de blabla. ‘T’as une culotte ?’ ‘String. Pour pas de marques.’ ‘Enlève-le. Tout de suite.’ Doigts tremblants, je me tortille, glisse le bout de tissu le long des cuisses. Mouillé, collant. Je l’abandonne dans l’herbe. Il s’approche, souffle chaud sur ma peau. ‘Allonge-toi.’ Obéissante, jambes entrouvertes. Urgence pure, comme après des jours de teasing virtuel.
Son nez s’écrase contre ma fente. Immobile d’abord. Je retiens mon souffle. Odeur de mon excitation monte, musquée, intime. Il inhale profond, grogne : ‘Ton parfum… putain, K.’ Langue qui sort, plate, longue léchée du bas vers le haut. Clito qui gonfle instant. ‘T’es lisse, rasée pour moi ?’ ‘Pour l’app, pour toi.’ Il aspire le bouton, dents légères. Corps qui arque. ‘Chut, les gosses,’ il murmure, mais suce plus fort. Doigts écartent grandes lèvres, langue fouille l’entrée, avale ma mouille. Goutte salée sur sa barbe. Je griffe l’herbe, hanches qui buckent. ‘Cooper, vas-y, bouffe-moi comme une chienne.’ Il accélère, deux doigts dedans, courbés sur le point G. Vibration de son phone dans sa poche – un autre swipe ? – mais il ignore. Mon jus coule sur son menton. Yeux fous, je scrute les allées vides. Frisson du risque, adrénaline x1000. Il ajoute un doigt, étire, pompe. ‘T’es trempée, salope.’ ‘Pour ta queue, mais lèche d’abord.’ Orgasme monte, ventre qui se contracte. Gémissement étouffé, il plaque sa bouche. Explosion : je jouis violent, squirte presque, inondation sur son visage. Cuisses tremblent, ondes dans tout le corps. Il lèche tout, propre, vorace. Relève la tête, lèvres brillantes : ‘T’as toujours le meilleur con.’ Match parfait, corps qui matchent comme au premier soir.
L’Approche : Du virtuel au réel
Calme retombe. Souffles lourds. Je me redresse, jambes flageolantes. Fouille le sac, string dedans. ‘C’était bon, Cooper. Vrai.’ Il tend la main, veut plus. ‘Reste.’ Mais je swipe déjà mentalement le suivant. ‘Anonyme, remember ?’ Bisou sur sa joue mouillée, je me lève. Robe retombée, pieds dans l’herbe chaude. Je m’éloigne sans regarder back. Phone vibre : son ‘Reviens ?’. Bloqué. Adrénaline redescend, sourire aux lèvres. Prête pour le prochain match, l’app qui tinte déjà. Étrangère numérique, reine du one-shot.