Mon téléphone vibre encore dans ma poche. Trois jours de messages crus avec Gabriel. ‘Viens direct, pas de blabla.’ Son appart au sixième de l’ancien hôtel Grizziera, Biarritz. Vue océan dingue, m’avait-il balancé. J’arrive au café du bas, pieds nus sur la promenade salée. Embruns dans l’air, vagues qui claquent. Il est là, silhouette pâle, yeux rougis, ventre rond sous pull gris. Vampire chic, quoi. Sourire nerveux. ‘Anonyme ?’ Sa voix basse, presque un murmure. On se mate. Tension électrique. Pas de verre commandé. ‘Montons.’ Ascenseur intérieur, silence lourd. Odeur d’alcool à 90 qui flotte. Son monde aseptisé me saute à la gorge.
Porte s’ouvre sur rotonde vitrée. Océan en furie dessous, soleil qui cogne l’écume crémeuse. Il caresse son bide, hésite. Moi, je plaque mon corps contre le sien. ‘T’as swipe droit pour ça, non ?’ Mes lèvres sur son cou. Il tremble. Mains gantées de plastique ? Oublie. Je les arrache. Sa peau sèche craquelle sous mes ongles. ‘Baise-moi maintenant.’ Urgence pure. Après ces chats sales : ‘Je te veux trempée’, ‘Enfonce-toi profond’. Réel explose.
L’Approche : Du Chat Virtuel au Rendez-Vous Chaude
Il me plaque contre la vitre. Froid du verre sur mes seins nus. Pull arraché, jean qui tombe. Son sexe dur, pressé contre ma cuisse. ‘T’es sale’, grogne-t-il. ‘Et tu kiffes.’ Je ris, mordille son oreille. Vagues cognent en rythme. Il me soulève, cuisses écartées. Entre d’un coup, brutal. Cris étouffés. Mon jus coule sur ses couilles. ‘Plus fort, putain !’ Il pilonne, ventre qui claque contre mon ventre plat. Odeur de son parfum chimique, alcool et sueur rance. Ses mains purifiées agrippent mes fesses. Je griffe son dos. ‘T’es à moi ce soir.’ Dialogues de l’app : ‘Défonce-moi comme une chienne.’ Il obéit. Rotonde tremble presque. Phare au loin clignote. Écume blanche en bas, sperme qui monte en lui. Je jouis la première, spasmes violents, ongles enfoncés. Il explose dedans, grognant ‘Victoire !’ Erreur ? Fous rires. Corps collés, océan témoin.
Calme tombe. Vagues se calment. Il tend une serviette stérile. ‘Nettoie-toi.’ Je m’essuie, remets mon jean. Téléphone vibre : next match ? ‘C’était ouf, Gabriel.’ Bisou fugace. Ascenseur descend. Promenade bondée maintenant. Surfeurs rentrent. Je swipe déjà left sur lui dans l’app. Bloqué. Adrénaline retombée, je suis redevenue Anonyme. Prête pour le prochain clic. Océan avale le soleil. Parfait.