Je sors de cet hôtel en rase campagne, les nerfs à vif après ce speed dating foireux. L’air pue la sueur et les parfums cheap. Mon tel vibre dans ma poche : un notif Tinder, mais c’est pas le moment. Regard croisé avec lui, le veuf en costard, yeux malicieux. Il allume une clope, moi aussi. Son lévrier l’a larguée, le mien aussi. ‘À pied ?’ lance-t-il par la fenêtre de sa Jaguar rutilante. Cuir qui craque, moteur qui ronronne. J’hésite deux secondes, grimpe. Adrénaline qui monte. On rit du fiasco, voyages organisés vs aventures vraies. Son parfum boisé envahit l’habitacle, mélange tabac et après-rasage. Avenue des Amiraux approche, mais il propose : ‘Un verre chez moi ?’ Pourquoi pas. La rocade file, portail s’ouvre sur graviers qui crissent. Villa de ouf : parc automnal, cyclamens roses, piano demi-queue. Bulles de Dom Pérignon pétillent. Elle joue Satie, doigts fins sur ivoire, pull moulant ses seins, legging noir tendu sur ses fesses. Catherine Zeta-Jones en chair. Tension électrique. Dîner improvisé : foie gras, croque-monsieur au bouquetin, Lacryma Christi. Rires, regards qui baisent déjà. ‘Je veux rester avec toi,’ je murmure, saoule de champagne et de désir. Baiser oignonné, langues voraces. Son corps contre le mien, dur comme jamais.

Pantalon qui saute, sa queue se dresse sous mes lèvres. ‘Putain, t’es une salope de pro,’ grogne-t-il, mains dans mes cheveux. Je l’engloutis, gorge profonde, salive qui coule. Nue, peau chaude, tétons durs. Il me plaque sur la table de marbre froid, cuisses écartées. ‘T’es trempée, petite chienne.’ Doigts qui fouillent ma chatte rasée, jus qui gicle. Sa langue lapant mon clito, aspirant fort. Je hurle : ‘Baise-moi, Jérôme, enfonce-la !’ Il plaque sa bite raide, un coup sec jusqu’aux couilles. Vagin qui l’aspire, parois qui puls ent autour. Coups de reins brutaux, table qui tremble, assiettes qui volent. ‘Plus fort, défonce-moi !’ je gueule, ongles dans son dos. Il me retourne, fesse en l’air, claque mes globes rouges. Bite qui rape mon cul, entrée anale lubrifiée par ma mouille. ‘T’aimes le cul, salope ?’ ‘Oui, remplis-moi !’ Orgasme qui explose, spasmes violents, jus qui squirte sur carrelage. Il jouit en grognant, sperme chaud qui inonde mes reins. On s’effondre, sueur poisseuse, cœurs qui cognent. Deux heures de non-stop, positions de ouf : levrette bestiale, missionnaire les cuisses nouées, 69 baveux. Sensations : chair qui claque, odeurs de sexe cru, vibrations du piano lointain.

L’Approche

Aube filtre, oiseaux piaillent. Il ronfle, bras sur moi. Silence. Je me lève, nue, attrape son T-shirt. Café vite fait, je mate son corps usé mais bandant. Femme de ménage débarque, on rigole. Mais l’adrénaline retombe. Tel vibre : nouveau match. Je griffonne un mot : ‘Merci pour la nuit.’ Habille-moi en douce, Jaguar clés sur table. Portail ouvert, je file à pied vers la route. Bloque son numéro – carte déchirée. Retour à mon T3, douche brûlante pour effacer son odeur. Chatte encore gonflée, sourire en coin. Prochain swipe chargé. Éphémère, pur kiff. Anonyme forever.

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