Trois heures de l’après-midi. Soleil qui tape dur sur les berges herbeuses de l’Arrosbieux. Ce ruisseau asséché par le château d’eau et les usines au loin. Champs à perte de vue, ombres des grands arbres. J’arrive en short court, top moulant, cœur qui cogne. Mon phone vibre encore dans ma poche. Ses messages d’hier soir : ‘J’ai envie de te bouffer direct.’ J’ai swipé droit sur ce mec après trois jours de chat cru. Futur doc, comme il dit, avec des photos torse nu qui m’ont fait mouiller. Pas de blabla. RDV ici, lieu précis de son enfance. ‘Viens, on revit ça en version adulte.’ Tension électrique. Je le vois, allongé sur l’herbe, sourire en coin. Il se lève, me serre contre lui. Odeur de son parfum boisé qui explose enfin en vrai, mélange sueur et désir. ‘T’es encore plus bonne qu’en photo.’ Sa main glisse direct sur ma hanche. Pas de café, pas de dîner. On sait pourquoi on est là. Adrénaline pure. Mes cuisses tremblent déjà.
On s’assoit au bord. Contemplons les nuages, comme des gamins. Mais on est pas des gosses. Phone vibre à nouveau. Un autre match ? J’ignore. Il parle vite, nerveux. Raconte l’histoire de son mouchoir, ses écorchures d’enfance. Je ris, excitée. Massifs épineux là, baies mûres qui pendent. J’en veux une, grosse, juteuse. Je tends la main. Ronces qui griffent mon bras soyeux. Aïe, putain. Larmes qui montent. Il bondit. ‘Viens.’ M’entraîne à l’eau stagnante. Sort un mouchoir blanc de sa poche. Nettoie mes éraflures, sérieux comme un pape. Doigts qui frôlent ma peau. Frisson partout. ‘Ça brûle ?’ Sa voix rauque. Je hoche la tête, yeux dans les siens. Sourire radieux que je lui balance. Fier comme un coq. Je me penche pour un bisou sur la joue. Il tourne la tête. Boom. Mes lèvres sur les siennes. Baiser volé, tendre au début, sucré de mûres.
L’Approche : Du Chat Torride au Réel Brûlant
Brise dans les arbres. Ruisseau qui clapote faiblement sur les galets. Seuls. Je m’allonge sur l’herbe. Il se penche, lent. Lèvres sur les miennes, timide puis affamé. Langues qui dansent. Mains partout. ‘J’en peux plus depuis les messages.’ Je gémis. ‘Baise-moi direct.’ Il déchire mon short. Doigts dans ma culotte trempée. ‘T’es prête, salope.’ Dialogues sales du chat : ‘Suce-moi comme promis.’ Je défais son jean. Queue dure, veinée. Je l’avale profond, gorge qui serre. Il grogne, attrape mes cheveux. ‘Putain, oui.’ On roule dans l’herbe. Odeur terre humide, herbe froissée, sueur. Il me retourne, cul en l’air. Entre d’un coup, brutal. ‘T’aimes ça fort ?’ ‘Oui, défonce-moi !’ Hanches claquent. Seins qui ballottent. Sensations folles : brûlure divine, jus qui coule. Il pince mes tétons, mord mon cou. ‘Crie pour moi.’ J’explose, spasmes violents. Lui aussi, gicle chaud dedans. Épuisés, collants de sueur et sperme.
Calme retombe. Soleil baisse. Phone vibre : nouveau swipe. Il halète : ‘Reste ?’ Je souris, remets mon short. ‘C’était ouf, mais next.’ Blocage direct sur l’app. Je m’éloigne, jambes flageolantes. Étrangère numérique déjà. Arrosbieux derrière moi. Adrénaline retombée. Prête pour le prochain match.