Le stade vrombit d’applaudissements. Volley-ball en fond. Deux semaines de chats sur l’appli. Messages polis, mais sous-jacents chauds. ‘J’ai envie de te sentir dur’, lui ai-je glissé un soir. Il a liké. Antoine, grand brun athlétique sur photo. Moi, Anonyme, sans visage. 1m60, fine, brune aux yeux marrons. Il me cherche dans la foule.
Je le repère vite. Trop soigné. Costume invisible. Salut rapide. On s’assoit. Match comme prétexte. Discussion fade. Pas de vibe. Il est timide, gendre idéal. Moi, fragile en porcelaine ? Bof. Peu de goûts communs. Frustration monte. Téléphone vibre encore : notifs d’autres swipes. Odeur de son parfum boisée enfin réelle, entêtante.
L’Approche : Du virtuel au réel, tension maximale
Dîner suit. Même topo. ‘On pourrait se trouver si…’, pense-t-on. Aucun pas. Il propose de raccompagner. ‘Monsieur Parfait’, ricane-je intérieurement. Imaginations folles : lui en redingote, moustaches, philatéliste coincé. Monte en voiture. Trafic dense. Ses mains rivées au volant. Parfait.
Braguette ouverte. Oubli des toilettes. Jackpot. ‘T’as oublié un truc ?’, lâche-je. Il baisse les yeux. Rouge pivoine. Gêné. Je jubile. ‘Bouge pas, je ferme.’ Main sur son bas-ventre. Chaleur immédiate. Sa queue gonfle sous tissu. Tension électrique après ces jours de teasing virtuel. J’enserre. Elle durcit. ‘Tourne droite, gare-toi.’,
Il obéit. Docile. Je défais ceinture. Zéro hésitation. Tire sa queue raide dehors. Montée comme un taureau. Branlette vigoureuse. Paume glisse sur veines gonflées. ‘Quel coincé, putain, avec ce physique…’, mouille ma culotte. Urgence après les écrans. Faim de réel.
L’Explosion : Pipe sauvage et adrénaline pure
Tête vers son bassin. Tire fort. Gland violacé tendu. Engloutis d’un coup. Bouche chaude aspire. Masturbation synchro. Bruits de succion obscènes. Glouglou humide. Il se crispe. Puis main sur ma tête. Encourage. ‘Enfin !’ Ressers lèvres sur couronne sensible. Va-et-vient vorace. Sa queue pulse, brûlante.
Il ferme yeux. Se relâche. Plaisir grimpe. Moi, gorge profonde. Quasi tout avale. Yeux dans yeux : feu commun. Pas d’amour, juste baise pure. Partenaire éphémère. Odeur musquée de son sexe envahit habitacle. Téléphone vibre : match oublié. Accélère. Lèvres serrées. Il halète. ‘Vas-y, suce-moi fort.’ Écho de nos chats.
Juste avant explosion, stop. Toise. ‘Tiens mon numéro. Rase ta queue, rappelle.’ Sûre de moi. Sors. Rentre chez moi. Saveur salée en bouche. Frisson persiste. ‘Décomplexé, il reviendra. Prochain round : il me bouffe.’ Bloque pas encore. Swipe suivant en tête. Anonyme forever.
Retour calme. Corps encore chaud. Vibre encore : son message ? Non. Prépare next. Vie d’appli : adrénaline, sexe brut, disparition digitale. Parfait.